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Coraux Mous
Le nom de corail mou n'a évidemment rien de scientifique. Ces coraux sont décrits sous cette appellation car ils ne possèdent pas de squelette calcaire et ne participent donc pas ou peu à la construction des récifs : lorsqu'ils meurent il n'en reste rien. Les seules choses dures qu'ils possèdent sont appelées Spicules, et consistent en de toutes petites barres de carbonate de calcium qui aident à maintenir droit leur corps sinon flasque. Ces Spicules sont particulièrement visible par transparence dans le corps des Dendronephthya.
 
Les coraux mous et le coraux durs vivent souvent cote à cote, mais cette cohabitation d'apparence statique pour le plongeur est en fait une guerre de territoire sans merci.
 
Les coraux mous sont fascinants à de multiples points de vue :
- ils peuvent prendre des formes et des couleurs innombrables
- leur vitesse de croissance peut être extrêmement rapide
- leur mode de propagation - reproduction est très diversifié et souvent étonnant.
- certaines de leurs caractéristiques sont parfois stupéfiantes.
 
Les coraux mous et les coraux durs ne sont pas toujours faciles à distinguer : certains 'mous' ressemblent à des durs et réciproquement... pire : certains coraux classifiés comme 'mous' participent quand même à la construction des récifs, car pas si 'mous' que ça... Rien n'est simple !


Les Sarcophytons font parti des coraux mous les plus communs, ce qui ne signifie pas pour autant qu'ils sont inintéressants. Il existe un certain nombre d'espèces, que l'on distingue par la forme du corps (ils ressemblent un peu à de grands champignons) ou des polypes. Certains ont des polypes ras, d'autres des polypes longs de plusieurs centimètres. Ils peuvent adopter des couleurs diverses, allant du marron clair au gris en passant par le jaune, avec parfois des polypes blancs, jaunes, verts ou parfois bleutés.

Ils préfèrent les eaux peu profondes et turbides des platiers. Ils n'aiment guère les courants forts, même si ceux-ci les aident à se libérer des films de mucus qu'ils sécrètent pour éliminer certaines algues qui tentent de se développer sur leur corps.

Les Sarcophytons contiennent des toxines qui ont pour but de décourager les poissons qui voudraient les goûter. Certaines espèces utilisent aussi ces toxines pour tuer les larves des autres coraux, afin qu'ils ne puissent pas grandir à coté d'eux.

Comme la majorité des coraux, les Sarcophytons vivent en symbiose avec des micro algues symbiotiques qui, grâce à la photosynthèse, nourrissent leur hôte. Certains Sarcophytons chassent cependant le Zooplancton (la nuit), à l'aide de grands filaments gluants, afin de se procurer ce que les algues symbiotiques ne fournissent pas.

Aux Philippines, certains Sarcophytons mesurent près de deux mètres d'envergure, et à certains endroits, le platier en est couvert, à la quasi exclusion de toute autre espèce.

S'ils pondent pour se reproduire, ils utilisent aussi certaines méthodes asexuées propres aux coraux mous : leur corps s'autodécoupe aux extrémités, et les petits bouts qui en tombent s'accrochent un peu plus loin pour donner rapidement une nouvelle colonie. Ce processus peut sans problème être provoqué : si vous découpez un Sarcophyton en petits bouts à l'aide d'un outil tranchant, vous obtiendrez autant de bébés colonies...! Autre méthode de reproduction utilisée : une ou plusieurs colonie(s) fille(s) pousse(nt) à la base du corps.


Les Corallimorphaires, ou anémones champignon (connues aussi sous les noms d'actinodiscus ou discosomas), apparaissent sous la forme de disques mous possèdant une bouche centrale.Avec moins de 50 espèces connues, les Corallimorphaires sont considèrés comme étant à mi-chemin entre les anémones et les coraux durs en ce qui concerne leur structure corporelle. Ils peuvent vivre à toutes les profondeurs dans les mers tempérées et tropicales.
 
Leurs modes de reproduction divers leur permet d'adopter la stratégie la plus adaptée à leurs conditions de vie :
 
- Reproduction asexuée : Si ce mode de reproduction ne permet pas d'augmenter la diversité génétique de l'espèce, elle permet une reproduction rapide pouvant être décisive en cas de lutte territoriale. Il semble que ce mode de reproduction soit associé à la température de l'eau (plus elle est chaude et plus ce mode de reproduction est adopté). Il existe 5 méthodes de reproduction asexuées connues, chaque espèce utilisant plutôt l'une ou l'autre. Certaines espèces peuvent produire ainsi entre 15 et 46 nouveaux polypes par an :
Bien entendu, les Coralliporphaires utilisent aussi la reproduction sexuée.

La nutrition des Corallimorphaires dépend des espèces et de leur symbiose ou non avec des algues micro-cellulaires (Zooxanthelles) leur apportant des sous-produits de la photosynthèse. Certaines espèces sont équipées de harpons pour la chasse, et d'autres tels les Amplexidiscus fenestrafer, sont capables d'attirer des poissons et de les enfermer en repliant leur corolle sur eux (en 3 secondes pour certains). Les corallimorphaires sont aussi capables de puiser des aliments dissouts dans l'eau.

Equipés pour la chasse, certains Corallimorphaires sont aussi équipés pour se défendre en tuant les coraux qui entrent en contact avec eux.




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Textes : MARS