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EN SAVOIR PLUS SUR LES PHILIPPINES
 
Par Fabrice POIRAUD-LAMBERT, le 25/06/98
 
 
Voici quelques informations que vous ne trouverez peut-être pas dans les guides de voyage et qui complètent sans le perturber le récit intègral du Seafari...
 
- AEROPORTS : Nous avons été très surpris par leur modernité, comparable à ce que nous connaissons en France. Le personnel est aimable et serviable, et vous aide sans attendre un quelconque Bakchich, ce qui nous a agréablement surpris et changé...
 
- COQS DE COMBAT & COMBATS DE COQS : Voilà un sport national, hautement réprouvé chez nous (bien que nous permettions les corridas, activité dont la description stupéfie les Philippins...), mais qui est très répandu aux Philippines, qui organise même des championnats internationaux auxquels participent des pays comme les USA, l'Australie, et nombre de pays voisins, aux dires des autochtones. Un combat de coq peut permettre au propriétaire du vainqueur de gagner 6 mois de salaire d'un coup, autant dire que la motivation est forte ! Voilà ce qui explique que les villes et les campagnes soient peuplés de coqs, élevés avec attention, nourrit chaque jour avec des tablettes vitaminées et des aliments spéciaux. Certains coqs sont même piqués, ce qui n'empêche pas les coqs battus d'être mangés par leur propriétaire, mais ce qui explique leur vigueur permanente !!
 
- TRICYCLE : moto entre 100 et 150 cm3 (les cylindrées locales ne correspondent pas à ce que nous connaissons), équipée d'une sorte de side-car, le tout surmonté d'un toit afin de protéger du soleil. Le Side-car permet à au moins 4 personnes de s'asseoir, mais en se serrant, grâce à de petits sièges ici et là, et en mettant 4 personnes sur la moto derrière le chauffeur (qui reste alors debout, le jambes en appui sur le guidon (!)), il n'est pas rare de voir une dizaine de personnes sur un tel véhicule !! Les Tricycles sont généralement décorés de symboles et de phrases à caractère religieux, de motifs et de couleurs vives, et parfois de plus de phares jaunes que la moto n'est capable d'en alimenter (des dizaines !). Ces tricycles représentent l'un des principaux moyens de transport à courte et moyenne distance.
 
- LANGUES : Nombreuses sont les langues parlées aux Philippines (environ 40), avec 2 ou 3 langues dominantes dont certaines dérivent directement de l'Espagnol, en conséquence de la colonisation passée. Les Américains ayant libéré le pays de la domination Espagnol, l'Anglais est parlé par beaucoup d'habitants, même mal, mais assez pour que l'on puisse se faire comprendre. Le Français y est inconnu. Ici comme dans de nombreux autres pays, l'anglais est donc indispensable...
 
- NOURRITURE : Les repas qui nous ont été servis ressemblaient beaucoup à ce que l'on aurait pu manger dans un restaurant asiatique en Europe (et pour cause !). Nous n'avons donc pas été surpris. C'est généralement très bon. Les petits déjeuners sont à la mode américaine (Oeufs, saucisses, lard, bacon, pain, confiture, mangue voire d'autres fruits, café ou thé, parfois des cornflakes ou des flocons d'avoine,...). Si nous buvions en permanence de l'eau minérale (les Philippins boivent beaucoup d'eau distillée ou osmosée), les glaçons sont ici parfaitement sains pour nos estomacs occidentaux. Peu de gens tombent malades à cause de la nourriture (2 sur 130 plongeurs Abyss), et contrairement à certains pays où il vaut mieux se priver de crudités, de certains fruits et de boissons fraîches, tout ici est autorisé. Un vrai plaisir !
 
- BATEAU / BANGKA : Les bateaux locaux sont nommés Bangka, ou Banca (selon les sources !), et sont assez curieux. Une coque étroite, creusée d'un seul bloc dans le tronc d'un arbre géant (surtout lorsque le bateau fait 14 m comme le notre !) est maintenue en équilibre grâce à deux flotteurs latéraux entièrement construits en bambous. Cette coque est surmontée d'un assemblage de bois permettant d'augmenter la surface utilisable. Les pécheurs sont assis directement dans la coque, alors que les gros bateaux offrent une surface plus ou moins grande (en fonction des constructeurs) à ses utilisateurs. Ces bateaux, extrêmement stables sur l'eau, ne sont par contre pas prévus pour naviguer sur une mer houleuse.
 
 
 
 
- FABRICATION DES ROUTES : Loin des villes, la fabrication des routes est assez originale, faute de moyens. Les ouvriers bloquent la moitié de la route à refaire, et commencent par fabriquer un coffrage en planches, de 1,5 m de large sur 3 m de long environ. Puis, ils y coulent du béton, sur 20 cm ,de haut, sans particulièrement se préoccuper de l'armer ou de faire des fondations. Et ainsi de suite, segment après segment... artisanal !
 
- POPULATION : Contrairement à ce que l'on peut ressentir dans d'autres pays, ici vous n'êtes pas regardés comme des porte-monnaie à pattes. Personne ne vous demandera un pourboire même après vous avoir aidé, et les gens sont d'une gentille extrêmement agréable. Les femmes partagent équitablement (semble t-il) les diverses charges des hommes. D'une honnêteté irréprochable, ils vous donnent les reçus et comptent votre monnaie devant vous.
 

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