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... Jour J-1, le départ approche. Le sac de plongée est prêt. Les derniers préparatifs se font dans le soucis de ne rien oublier: passeport, licence de plongée, lunettes de soleil !. Quelques bouquins font partie du voyage: "Coraux du monde" de Robin, "Encyclopédie des poissons d'aquarium marin" de Graaf...

Destination: l'Egypte, la Mer Rouge. L'oasis des plongeurs et des aquariophiles. Cela fait 4 heures que nous sommes dans l'avion; l'atterrissage s'effectue en douceur.

A la découverte de la ville qui nous accueille, Safaga, c'est le premier choc. La température est de 30° à l'ombre. Safaga est une petite bourgade située en plein désert égyptien, au bord de la mer Rouge, à 60 Km d'Hurghada, à 230 Km de Luxor. Nous sommes loin des villes de côtes européennes. Le désert se jette dans la mer. Il y a peu d'infrastructures en particulier portuaires. La petite ville acceuille , bien sûr, 2 ou 3 hôtels destinés au tourisme de la plongée. Un petit pontont en béton permet à 3 ou 4 bâteaux d'accoster en relative sécurité afin de recevoir les plongeurs.

La Mer Rouge sépare le continent africain de l'Arabie Saoudite sur une longueur de plus de 2000 Km. D'une largeur de 200 à 300 Km seulement, elle est bordée sur ses deux rives, par des chaines montagneuses escarpées, dont les sommets s'élèvent parfois à plus de 2000 mètres. La Mer Rouge s'enfonce jusqu'a une profondeur de 2600 mètres.

Le rêve est à portée de main ou plutôt de palmes ! Il faut attendre une nuit encore avant de voir cette faune et cette flore que nous admirons et tentons de comprendre tout au long de l'année.

7h00 du matin, le réveil n'est pas pénible du tout. Je prépare mon appareil photo subaquatique et le reste du matériel de plongée. Nous montons à bord du bâteau à 8h00. Ca y est, c'est parti. La mer est un peu nerveuse. Un vent sec et chaud caresse la surface de l'eau générant des vagues juste supportables. A bord, c'est l'excitation, un ami plongeur commente cette houle en expliquant qu'une mer sans vagues est un leurre à touristes, et qu'il faut mériter ce que nous allons voir ! En effet, je me souviens instantanément que le récif à besoin de courant, de marées, et de vagues pour se développer.

Nous nous approchons d'un platier. La tension monte. Notre bâteau en fait le tour et s'amarre assez rapidement à l'abri de la houle, derrière "la patate". Mes yeux n'en peuvent plus. Je vois a travers la légère couche d'eau des couleurs et des formes qui ne me semblent pas inconnues. Je suis l'un des premiers plongeurs équipés. Mon coéquipié prêt, nous nous jetons à l'eau. Mon premier reflexe est de mettre les yeux dans l'eau et déjà, c'est la surprise. Un banc d'une centaine de chirurgiens, que je n'identifie pas, est au-dessous de notre bâteau dans l'attente d'hypothétiques aliments qui en tomberaient !

Ca y est, nous y allons me fait signe Frédéric mon binôme. Nous nous enfonçons en diagonale en direction du tombant. Une trentaine de petits coups de palmes et nous voilà à douze mètres. L'eau est à 26°, nous commençons l'exploration. Je suis hahuri. Il n'y a pas un centimètre sans coraux ou poissons. A chaque regard, c'est l'abondance. C'est une fôret d'Acropora divers et de toutes les couleurs !! Des champs de Porites parsemés de Tridacnes allant du vert au jaune, au bleu. Nous abordons une colonie de Montipora abritant des animaux, au premier regard invisibles, mais apparaissant petit à petit, affollant de beauté. Je suis surpris par le nombre incroyable de Fungia qui jonchent le sol et le tombant. Cette petite galette recouvre des pans entiers de roches et de coraux morts. Au coeur de cette jungle, nous croisons des nuées de poissons assez peu farouches qui vaquent à leurs occupations essentiellement nourricières. Des milliers d'Anthias survolent le récif. Ils sont assez statiques, tels les gardes du récifs, mais notre présence les pousse à s'écarter.


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