Si les récifs du Pacifique et d'Australie sont en bonne santé, ceux des Caraïbes (-22 %), du Sud Est Asiatique (-34 %), de l'Océan Indien (-59 %) et du Moyen Orient (-35 %) ont le plus souffert.
Les prédictions suggèrent que 40 % des récifs coralliens mondiaux seront perdus d'ici 2010, et que nous perdrons encore 20 % dans les 20 années suivantes, sauf si des actions de gestion des récifs sont mises en oeuvre. Si ces chiffres sont alarmants, des évènements récents montrent qu'ils sont probablement en dessous de ce qui se produira réellement. La pression des populations humaines sans cesse en augmentation et le blanchiment massif de 1998 montrent qu'une action urgente est essentielle si nous voulons conserver les récifs coralliens.
Les impacts humains les plus importants peuvent être réduits en fournissant des modes de vie alternatifs et en formant les populations sur ce qui stress les récifs. S'il est confirmé que l'augmentation de l'émission des gaz à effet de serre est le principal facteur du changement climatique actuel, alors des évènements comme ceux de 1998 se reproduiront avec une fréquence et une intensité accrues, et feront disparaître toute chance de récupération des récifs déjà atteints. Nous ne pouvons pas prédire quels seront les prochains récifs atteints de blanchiment, mais nous savons que ce phénomène touche l'ensemble des récifs, au large ou près des agglomérations humaines. Enfin, la mauvaise gestion des activités humaines réduit les chances de survie des récifs coralliens : Ainsi, un récif dépleuplé de ses poissons verra les algues s'y développer et empêcher la fixation des larves coralliennes.
Note du traducteur : La communauté scientifique estime qu'environ 70 % des émissions de gaz à effet de serre devraient être supprimés pour annuler le changement climatique que nous vivons actuellement et qui explique probablement autant les blanchiments des récifs que les tempêtes que nous avons de plus en plus souvent maintenant en France par exemple. L'actualité récente montre que les pays qui discutent de ce sujet n'arrivent déjà pas à ce mettre d'accord sur une réduction de 5%, et que les Etats-Unis demandent même à payer pour pouvoir continuer à polluer Difficile d'être optimiste dans ces conditions !
Un conseil : plongez pendant qu'il est encore temps dans 10 ans il sera peut-être trop tard !