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Les Récifs Coralliens de SAFAGA (Egypte)
 

Petit guide des récifs de SAFAGA à l'usage des plongeurs et autres amateurs de coraux

Le plongeur, qu'il soit aquariophile récifal ou non, se demande toujours ce qu'il va voir lors de ses plongées. S'il existe de nombreux livres sur les plongées, les commentaires se bornent généralement à décrire le récif de manière globale, en détaillant plus particulièrement les poissons (parfois décrits par leur nom latin) et certains coraux (comme les alcyonaires), mieux connus des plongeurs. L'univers du corail est alors restreint aux 'coraux durs' et 'coraux mous', et même si le terme de 'madrépore' apparaît, l'amateur de corail restera généralement sur sa faim.

 
Sans aucune autre prétention que de décrire un peu plus en détail les animaux que l'on peut rencontrer en plongeant, le plongeur et l'aquariophile marin trouveront quelques informations sur les récifs de Safaga (Egypte, côte Est, au Sud d'Hurghada) dans ce qui suit, ainsi que quelques informations pratiques diverses sur le voyage.
 
 
Le départ
 
Samedi 21/06/97, 17:30, Roissy Charles de Gaulle. Notre avion décolle en direction d'Hurghada, sans escale. La précision est importante, car une escale au Caire peut vous faire perdre une journée complète si vous devez changer d'avion... et q'il ne part que le lendemain ! D'une manière générale, il est rare que les vols Egyptiens ne subissent pas de retard, et quand retard il y a, vous patientez souvent quelques heures... Pour les gourmets, évitez Egypte Air, leur repas est très médiocre, même s'ils compensent par la projection de vidéos. A l'inverse, une compagnie comme Air Charter (Groupe Air France), vous fait manger correctement, mais sans autre distraction.
 
Après les impondérables habituels, nous arrivons à SAFAGA (60 km au sud d'Hurghada) à 2:30 le dimanche matin, par 34° contre 18 à Paris. L'hôtel (Shams, 4 étoiles locales) réservé par le Tour Operator (Key Largo, Paris 15ème), est en plein désert, au bord de la mer, à quelques kilomètres du village de Safaga. Avec sa piscine, son restaurant, ses deux 'Coffee Shop' où l'on peut manger et boire dans la journée, sa piscine panoramique, son centre de sport (le tennis par 40°, faut aimer !) et son club de plongée, l'hôtel est un endroit sympa et confortable, surpassé cependant par l'Holiday Inn qui le jouxte.
 
Après une courte nuit de repos, nous nous dirigeons vers le Diving Center de l'hôtel, où on nous annonce la multitude de frais qui vont nous tomber dessus :
- Le coût de la location du matériel qui nous manque (Stab : 30 F/J; Détendeur 20 F/J;...)
- Coût du moniteur pour ma femme qui fait ses premières plongées en mer (45 F/J)
- Coût de la plongée de contrôle puisque nous n'avons pas plongé durant les 6 derniers mois (75 F par personne !).
- etc...
 
Puis, on nous donne à signer un document qui en synthèse dégage intégralement la responsabilité du club en cas de problème, sauf s'il est évident que leur responsabilité est engagée (je me demande bien ce qui peut entrer dans ce cadre !!). Bref, scandaleux, mais comment refuser une fois que l'on est sur place ? Il n'y a peut-être guère qu'avec l'UCPA ou le Club Med que les conditions de plongée sont clairement définies depuis la France. Pour le reste, c'est généralement fonction du club local.
 
Une fois ces démarches terminées (les frais supplémentaires se montent à 900 FF pour deux personnes et 10 plongées sur 5 jours, sachant qu'il ne nous fallait louer que les stab), nous mettons le cap sur la plage et surtout sur la faune subaquatique que l'on peut trouver au bord. Si la plage de Sharm El Sheik (en Egypte, au Sud du Sinaï) révèle quasiment autant de beautés à 20 mètres de la plage qu'à deux heures de bateau, le Récif de la plage du Shams nécessite une dizaine de minutes de marche/nage dans une eau peu profonde pour être découvert. En raison des marées, un fort courant vous entraîne, et la visibilité est généralement très mauvaise dans l'après midi (3 mètres). Si l'on ne trouve que de petits pâtés coralliens (1 à 2 mètres de diamètre en moyenne), il existe une certaine diversité :
 
Les coraux les plus notables :
- Sarcophytons divers (glaucum et trochelirophorum)
- 2 espèces de Xenia, mais en de rares et petites colonies
- du corail de feu (Millepora, sous plusieurs formes)
- des acroporas divers (jaunes, bleus, blancs,...)
- du Stylophora pistillata (rose, jaune,...)
- du Pocillopora verrucosa (du rose pâle au rose intense)
- du Turbinaria mesenterina
- un peu de Dendronephthya et de Lithophyton arboreum
- du Galaxea fascicularis
- du Porite jaune
- du corail cerveau
- des Fungia
- du Diploatrea heliopora
- des Favites divers et variés
- etc...
 
Poissons et invertébrés notés :
- Bernards l'ermite divers
- coquillages et bénitiers divers
- Anémones (Heteractis et Stichodactyla) avec leur Amphiprion bicinctus
- Balistes
- Demoiselles diverses
- Perroquets
- Poissons divers (Fusiliers, labres, ...)
- Raies (Torpille,...)
- petites murènes
- etc...
 
 
 
Les plongées
 
Lundi, 9/00. Départ vers le site peu profond, distant de la côte d'environ 5,5 km, de Gamul Kebir afin de se remettre dans le bain (c'est le cas de le dire : l'eau est à 27 °). Le tombant, de 14 m, révèle une forte densité de coraux principalement durs que l'on retrouve en bord de plage. S'y ajoute du Goniopora, du Plerogyra sinuosa, des Fungia,... Les poissons et animaux habituels vivent leur vie autour ou à coté de nous : Arothron diadematus, Acanthurus achilles, A. sohal, Zebrasoma xanthurum, Naso lituratus, Amphiprion bicinctus, Pseudocheilinus hexataenia, 'poissons de verre' (Parapriacanthus guentheri), crinoïdes noirs, Mérous de toutes les couleurs (Cephalopholis miniata et argus, Variola louti, Pseudoanthias squamipinnis,...), Perroquets et balistes divers, etc, etc...
 
D'une manière générale, le récif est beau, avec assez peu de traces d'ancrage sauvage, des point d'amarrage sont ménagés autour du récif, et les bateaux les respectent. Les coraux branchus et les porites ont ici une nette prédominance.
 
Dans l'après midi, nous plongeons sur le site proche de 7 pillars, éloigné de la côte par un petit kilomètre de mer seulement. Cette deuxième plongée apporte la confirmation de ma première sensation : les Xenia umbellata, moins nombreux qu'à Sharm el Cheik, ne pulsent pas. Les alcyonaires, essentiellement des Lythophytons arboreum, sont aussi moins colorés et exubérants qu'à Sharm. D'une manière générale, la densité de corail est moins importante. La plongée nous réserve quelques surprises : une énorme murène (G. javanicus) nous regarde passer, enroulée autour d'un rocher. Un Calloplesiops altivelis se cache au moment où je passe devant lui. Quelques petites colonies de Seriatopora hystrix jaune sont disséminées ici et là. Un grand Napoléon (Cheilinus ondulatus) passe non loin de nous, tandis que de rares Pomacanthus imperators cherchent leur nourriture. Des couples de Chaetodons semilarvatus impassibles nous regardent passer, pendant que les Ctenochaetus striatus se jettent goulûment sur les sédiments qu'ils trouvent (efficaces, les bougres !).
 
Le soir, après avoir soigné les tiraillements de nos estomacs creux, et les brûlures des coups de soleil, nous sommes allés visiter le village de Safaga. Bien qu'une dizaine de magasins (petits) soient destinés essentiellement aux touristes, le reste de la rue principale est 100% couleur locale. Des barbiers, des vendeurs d'étoffes, des cordonniers, des bouchers et divers autres artisans s'affairent dans la fraîcheur relative (34 ° !) de la nuit tombée. C'est la première ville 'touristique' que je vois où l'on ne rencontre quasiment pas de touristes dans les rues. Ils préfèrent probablement le confort des hôtels. Avec le développement du tourisme, il est probable que la physionomie du village changera.
 
Mardi matin. Nous plongeons ce matin sur le site de Coral Garden. Le nom est prometteur, mais les promesses ne sont pas tenues. La diversité est assez faible. Dans les 10 premiers mètres, on rencontre surtout des Porites et du Millepora. En dessous, le Xenia et le Goniopora prennent nettement la prépondérance. C'est la première fois que je vois autant de Goniopora (partout !). 0,5 m2 de Turbinaria mesenterina et de Plerogyra sinuosa rompent l'uniformité. Globalement assez peu peuplé en poissons, j'ai cependant pu apercevoir des nouvelles espèces : Pseudochromis fridmani, Gobiodon citrinus, Atrosalarias fuscus,... Un gigantesque complexe hôtelier est en cours de construction sur la plage en face du site de plongée, à environ 500 mètres du bateau. 1 et 2 km plus loin, deux autres hôtels sont en construction et défigurent le paysage sinon désertique. Il y a environ 30 km de désert complet entre Hurghada et Safaga, mais il y a fort à parier que l'abomination architecturale qu'est Hurghada aura tôt fait de combler l'espace libre. On peu se demander ce que autant de tourisme sur si peu de ressources naturelles aura pour effet. Déjà, les 90 clubs de plongée d'Hurghada (contre 15 à Safaga) ont presque détruits les coraux et fait fuir les poissons. Sans parler du plaisir de plonger lorsque l'on voit plus souvent la Néoprène des combinaisons que les animaux... A 13:00, seule une demi-douzaine de bateaux espacés sont visibles sur le site.
 
Sous l'eau, ici encore, des points d'ancrage 'propres' ont été ménagés, et les traces d'ancrages 'sauvages' sont assez vieilles. Près de la côte, les colonies de coraux durs semblent avoir été dynamités, et gisent, morts et brisés, sur le versant du récif. La vie pourtant se réimplante timidement, et du Seriatopora hystrix est visible ici et là. De grandes Holothurie noires et blanches font méthodiquement le ménage. Le récif de bordure ne vaut guère le détour.
 
Mardi après-midi. Gamul Soraya, à plus de 5 km de la côte. La plus belle plongée jusqu'ici, et le site est assez différent de celui de Gamul Kebir d'hier matin, bien que les deux emplacements soient très proches (environ 1 km). Après avoir croisé un grand Platax adulte et solitaire, deux murènes, et quelques Gobiodons citrinus sur leurs Acroporas tabulaires, nous découvrons un paradis de coraux durs et d'Acroporas. Un site équivalent à ceux de Sharm el Sheik, enfin. Aucun Goniopora n'est en vue, et peu de Xenia. Le pâté est situé en pleine mer, contrairement au site à Goniopora précédent. Sur l'un des cotés du récif, des traces d'ancrage vieilles de deux ans, révèlent un paysage désolé avec peu de vie.
 
 
Mercredi matin. La plongée du matin se fait à nouveau sur le site de 7 Pillars que les gens semblent apprécier particulièrement. Je note plus de colonies (maximum 20 cm de diamètre) de Seriatopora hystrix que lors de ma première plongée. Jusqu'à 10/15 mètres de profondeur, il n'y a quasiment pas de Xenia et de Goniopora, alors que leur présence s'accentue dans la zone des 20 mètres. Les alcyonaires sont principalement composés de Lythophyton arboreum, et les Dendronephthya ne sont présents que sur une seule face de l'un des piliers, et en petit nombre. Ce site n'est qu'à quelques centaines de mètres de Coral Garden, mais la population de coraux est très différente. La visibilité est de l'ordre de 20 mètres.
 
La plongée de l'après midi nous mène sur le site de Tobia Soraya. Situé quasiment à la même distance de la côte que Gamul Soraya, ce récif est cependant plus clairsemé en coraux. Ici aussi les coraux durs prédominent nettement (98% ?). Une rareté (en tout cas dans les magasins parisiens !!) : du Montipora rose encroûtant ! De grandes traces d'ancrages défigurent une partie du récif, comme partout ailleurs.
 
Jeudi. Nous partons pour les sites éloignés (une heure de bateau) de Panorama. La première plongée aura lieu sur la pointe Nord-Est du récif. Probablement la plus belle plongée de ma vie ! En arrivant sur le site, deux dauphins nous accueillent timidement puis s'éloignent. Le récif tombe à 400 mètres de profondeur après un petit rebord à 20/30 mètres à cet endroit. Il semble que très peu de plongeurs viennent sur cette partie du récif, en raison des courants et des vagues généralement trop forts. Le Dive Master qui nous accompagne et qui plonge à Safaga depuis deux ans, n'a plongé ici que deux fois ! En fait, c'est au moins aussi beau qu'à Ras Mohammed du coté du Sinaï. Les coraux sont florissants et intacts, les poissons évoluent par bancs entiers. Dans la même plongée, nous avons pu voir deux raies à points bleus, une tortue, un gros Napoléon, quelques Barracudas, quatre requins pointe blanche (environ 2 mètres de long), évoluant dans le bleu à environ 30 mètres de nous par 60 mètres de profondeur (nous étions à 40 mètres à ce moment là).
 
On trouve ici du Tubipora musica (alors qu'il y en a très peu sur les autres sites visités précédemment); des Hydnophora énormes (6 mètres de diamètre !), et du Seriatopora particulièrement jaune par rapport aux autres sites. Le Xenia est partout, même s'il ne pulse toujours pas. Peu de Goniopora et de Plerogyra sinuosa. contrairement aux autres sites, les Dendronephthya concurrences ici nettement les Lythophytons, et de grandes gorgones décorent le récif. D'une manière générale, il semble que l'éloignement vis-à-vis de la côte et l'orientation vers le large permettent au récif de se conserver dans de bonnes conditions.
 
Dans l'après midi, nous nous déplaçons vers le Sud-Ouest du récif, c'est-à-dire la partie orientée vers la côte et protégée du courant du large. Il est curieux de constater à quel point les deux cotés d'un même récif peuvent différer ! Ici, il n'y a en majorité que du Xenia (qui pompe en partie) et du Seriatopora ! Très peu d'autres espèces de coraux durs, à part un peu de Pocillopora, du Porite, quelques Acroporas, un peu de Goniopora et de Plerogyra, et de grandes gorgones.
 
Vendredi. Le site de Shab Shiir où nous nous rendons est encore plus éloigné de l'hôtel que Panorama : 1h30 de bateau. Nous sommes à environ 10 km de la côte, et ici, comme à Panorama, les bateaux ancrent directement sur le Récif, faute de point d'ancrage prévu.
 
Cette fois-ci, le bénitier a eu chaud !
 

Ce matin, nous explorons la pointe nord du récif. La partie orientée vers la côte montre une population clairsemée de coraux. La visibilité est faible (5 à 10 mètres). Une grande raie (1 mètre de diamètre) n'en dort pas moins dans une crique protégée. En contournant le récif par la gauche, apparaît soudain un fantastique jardin d'Acroporas ! Quelques dizaines de mètres plus loin, les branchus laissent brutalement la place à un champ de Porites, puis reviennent peu à peu s'y mélanger. C'est aussi l'endroit où j'ai vu le plus de Tubipora musica.

 
 
Après le repas habituel (et monotone !!) servit par l'équipage égyptien, nous levons l'ancre pour nous rendre à l'extrémité sud du même récif, qui mesure un bon kilomètre de long. Nous sautons à l'eau du coté du récif orienté vers l'Egypte. Le début de la plongée se fait dans une eau trouble (visibilité de 5 à 10 mètres maximum). Le Xenia est roi. Comme nous nous dirigeons à travers un chenal vers le coté Est du récif, le courant forci et les porites prennent le dessus, au point d'en devenir gigantesques ! Lorsque l'on débouche sur l'autre versant du récif, les porites mesurent plusieurs mètres de haut et sont quasiment seuls à peupler cette partie là. La visibilité passe à 20 mètres une fois traversé le récif, et les Acroporas et autres branchus (Pocilloporidés) reprennent le dessus, avant de céder le pas aux coraux mous au fur et à mesure que la profondeur augmente. Tous les versants de pâtés orientés vers le nord sont peuplés de Dendronephthya multicolores.
 
S'il ne s'agit pas de la plus belle plongée, les porites monumentaux valent le détour ! Nous avons aussi pu voir une tortue, une sole, un gobie et sa crevette symbiotique, des Naso lituratus, un banc de 'Cochers' et un autre de Chaetodon semilarvatus, qu'il est plus courant de voir nager en couple.
 
Conclusion
 
D'une manière générale, les sites valent le détour et la prise de conscience locale de l'importance des récifs coralliens semble se développer. Le Centre de plongée de l'hôtel Shams fait partie d'une opération mondiale d'étude du récif (ReefCheck, consultez les liens sur ce serveur), et des biologistes viennent régulièrement pour faire des études avec la participation de plongeurs bénévoles. Il est cependant surprenant que les moniteurs de plongée ne connaissent pas mieux le récif (certains ne comprennent pas lorsque l'on parle de coraux branchus, et ils ne connaissent pas réellement la différence entre les coraux durs et les coraux mous, croyant que les durs sont durs, et les mous, mous...), alors qu'ils le surnagent toute l'année durant. Des plongeurs-guides formés permettrait une surveillance pointue et continuelle de chaque récif, tout en augmentant considérablement l'intérêt de leurs plongées et de celles des touristes qu'ils encadrent. Enfin, même si le corail semble pousser beaucoup plus vite en aquarium que dans la nature (si les Acroporas, dans leur milieu naturel, poussaient de 10 cm par an, ils ne tarderaient à crever la surface !), pourquoi ne serait-il pas possible de bouturer les coraux sur les parties mortes des récifs, comme nous le faisons en aquarium, afin de repeupler ce qui doit l'être ? Si les gens compétents pour le faire (connaissant le corail et plongeurs à la fois) ne sont pas légion, il y a fort à parier que l'on trouverait cependant assez de volontaires pour, sous la responsabilité de scientifiques, aider le récif à fermer ses plaies. Je connais déjà deux volontaires.
 
 
Les allemands (omnis présents dans cette région !) avec qui nous plongeons ont apportés avec eux des livres que nous avons eu plaisir à consulter, malgré la barrière de la langue. Ils devraient exister au moins en anglais :
 
* Werner BAUMEISTER, 'FARBATLAS MEERES FAUNA', mer rouge et océan indien, édition ULMER. ISBN : 3-8001-7266-6 (poissons) et 3-8001-7265-8 (invertébrés).
 
* Schuhmacher HINTERKIRCHER, 'NIEDERE MEERESTIERE ROTES MEER, INDISCHER OZEAN, PAZIFIK', ISBN : 3-405-14854-5
 
 
Fabrice POIRAUD-LAMBERT - 09/07/97
 
ps : les photos sont faites depuis la surface, avec un appareil jetable sans flash, puis scannée. Elles ne sont malheureusement pas aussi belles que les tirages papier... mais cela vous donne une idée !
 

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