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- Amicale Bretagne de Récif France
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- Sujet traité au cours de la réunion du
12/9/98 à Saint-Malo
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- LE POINT SUR LA DENITRATATION
AUTOTROPHE SUR SOUFRE
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- Mise à jour du 09/04/99 (en
Bleu)
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- Par Marc LANGOUET ing ENSCR
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- Dans un milieu confiné, comme celui constitué
par un aquarium, l'apport régulier de nourritures qui
nécessairement contiennent une quantité, plus ou
moins importante, de matières azotées conduira,
inéluctablement, tôt ou tard à une teneur en
nitrates incompatible avec la vie des espèces
hébergées.
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- Ce phénomène est maintenant bien connu de la
plupart des aquariophiles, en particulier de ceux qui
entretiennent des bacs récifaux, la tolérance des
coraux aux nitrates étant particulièrement faible
par rapport à d'autres organismes vivants.
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- Diverses solutions ont été proposées pour
pallier ce problème : changement d'eau, filtre à
algues.... La plus commune de toutes est probablement
l'écumeur, base de la méthode berlinoise qui
consiste à éliminer le maximum de matières
azotées avant qu'elles ne se transforment en nitrates.
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- Néanmoins ces méthodes ne sont pas sans
difficultés et ne permettent pas toujours de régler
facilement le problème. Je pense particulièrement
aux bacs assez ou très chargés en poissons ou ceux
qui hébergent des coraux ou des invertébrés
nécessitant des apports fréquents de nourriture
(bons nombres de gorgones ou de très beaux coraux tels que
Tubastrea aurea, la famille des Dendronephtya ou les Carotalcyon
sagamianum).
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- Ces animaux magnifiques sont très rarement
élevés en aquarium en raison du fait qu'il convient
de les nourrir très régulièrement (ce qui
peut être automatisé) et que cela conduit très
vite à des taux de nitrate élevés.
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- Je vais expliquer ici les deux méthodes originales que
j'ai développées et dont l'utilisation pourrait se
répandre rapidement.
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1° La dénitratation autotrophe sur
soufre
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- Un article paru sur le site
MARS le 18/5/98 et rédigé par Christophe SOLER
résume assez bien la méthode. Je me contenterai donc
simplement de préciser l'historique et d'ajouter quelques
informations. C'est mon ancien professeur Guy Martin de l'Ecole
Nationale Supérieure de Rennes qui est à l'origine
de cette idée ; il l'appliquait au traitement de l'eau
douce destinée au réseau d'adduction.
- Des 1991 j'ai testé cette méthode en eau de mer
ce qui était nouveau surtout que nous ne savions pas si
elle aurait des conséquences en termes de toxicité
vis à vis des espèces présentes.
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- C'est uniquement fin 94 que, fort de 3 années
d'expériences sans toxicité apparente sur de
nombreux bacs et espèces présents à mon
domicile, j'ai proposé cette méthode à Michel
Hignette conservateur de l'aquarium du MAAO. Un pilote y a
été lancé par mes soins.
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- Depuis lors, l'expérimentation a été
réalisée à plus grande échelle, tant
au MAAO qu'au Grand Aquarium de Saint-Malo dont j'ai assuré
la direction technique et scientifique du premier juin 1996
à mi-décembre 1997.
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- Je tiens à préciser que j'utilise depuis 1996 du
soufre en bille de diamètre moyen 3,5 millimètres
commercialisé par SESOLà St Herblain(44). Cette
présentation est beaucoup plus facile à utiliser que
de partir de soufre en barre et de le concasser au marteau.
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- La quantité de soufre à utiliser est fonction du
taux initial de nitrate lors de la mise en route et de la
quantité de nourriture apportée. Je considère
qu'un volume de soufre égal à 1% du volume total de
l'eau à traiter est suffisant lorsque le taux initial de
nitrate est inférieur à 50 mg/l (NO3-).
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- Le débit d'eau qui peut traverser la colonne de soufre
dépend du taux de nitrate de l'eau à traiter : plus
il y a de nitrate plus le débit en entrée doit
être faible faute de quoi vous retrouverez une partie des
nitrates en sortie de colonne.
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- Vous pouvez tabler pour le démarrage sur un ordre de
grandeur de 1 l par heure et par litre de soufre dans la colonne.
Vous ajusterez ensuite de la façon suivante :
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- - Pour un débit trop faible vous aurez une odeur
d'uf pourri en sortie de colonne due à une production
d'hydrogène sulfureux (H2S) ce qui arrivera rarement et
pour des débits vraiment très faibles.
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- - Pour un débit trop fort vous détecterez des
nitrites ou des nitrates dans l'eau de sortie alors que bien
réglé vous pouvez obtenir 0 mg/l de nitrate en
sortie.
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- Toutefois l'expérience montre que le système est
très tolérant quant au réglage du
débit, débit qui pourra aller jusqu'à cinq
litres heure par litre de soufre.
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- - L'eau envoyée sur la colonne peut provenir d'une
dérivation du filtre aérobie ou directement du bac.
La colonne doit permettre l'échappement de l'azote produit
: pour cette raison une circulation d'eau verticale de bas en haut
me paraît préférable avec réglage du
débit en entrée de colonne et non en sortie. La
sortie de colonne peut être ouverte à l'air libre.
L'eau sortant de la colonne de soufre peut-être très
acide mais selon mes expériences un dégazage de
cette eau (par exemple par injection d'air à l'aide d'un
diffuseur) permet de retrouver un pH proche de celui
d'entrée. L'acidité de cette eau est donc au moins
en grande partie liée à la présence de gaz
carbonique ; d'où l'idée d'utiliser cette eau pour
réaliser un réacteur à calcaire en la faisant
passer dans une seconde (voire même une troisième)
colonne identique en taille à celle contenant le soufre
mais cette fois remplie de maërl ou de sable corallien de
faible granulométrie (le même sable que celui que
vous utilisez pour garnir le fond de votre bac).
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- Cette eau contient également des sulfates en
quantité légèrement supérieure au taux
en entrée mais il n'a été jamais
observé de conséquence en 7 ans
d'expérimentation même sur des bacs ne subissant
aucun changement d'eau pendant des années. Il faut dire
à ce sujet qu'une erreur s'est glissée dans la
publication faite conjointement avec le MAAO : le taux de soufre
présent dans l'eau de mer naturelle est de près de
900mg/l ; ce soufre est présent sous forme de sulfate (SO4-
-)soit environ 2,65 g/l de sulfate, quantité qui à
elle seule peut expliquer que l'apport du système en
sulfate sera sans conséquence notable.
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- 2° la méthode Jaubert dopée au
soufre.
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- La méthode Jaubert est, maintenant, de mieux en mieux
connue ; et je l'utilise depuis 1994. Elle consiste à
réaliser la réduction des nitrates en azote et le
réacteur à calcaire directement dans l'aquarium. La
réduction se produit dans la partie basse d'une couche
épaisse de sable de 8 à 10 cm (selon communication
personnelle de J. Jaubert). Cette méthode fonctionne
très bien ; néanmoins, elle semble limitée
aux aquariums peu chargés en poissons ou assez peu nourris,
vraisemblablement par manque de matière organique dans la
partie basse du sable facteur limitant le développement des
bactéries anaérobies qui transforment des nitrates
en azote en se nourrissant de composés carbonés
(matières organiques).
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- Il semble également que seuls les aquariums bien
éclairés puissent fonctionner selon cette
méthode sans que l'on ait aujourd'hui d'explication
indiscutable sur ce sujet.
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- Enfin, il faut que la surface du sol de l'aquarium qui est
couverte par le décor ne dépasse pas environ 25 %
(toujours selon les informations communiquées par
J.Jaubert).
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- Si, pour une raison ou pour une autre, des nitrates sont
présents de façon persistante dans l'eau, on peut
toujours doper le système pour les faire disparaître,
plus vite, en accélérant le processus
bactérien par introduction de matières organiques
dans la couche basse de sable (glucose par exemple introduit par
une canne pénétrant sous la couche et
débouchant au-dessus de la surface de l'eau de
l'aquarium).
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- Pour faire fonctionner cette méthode Jaubert
au-delà de ses limites c'est-à-dire dans un aquarium
très nourri et peu ou pas éclairé, sans avoir
à ajouter de glucose sous la couche, tout en conservant ses
avantages à savoir simplicité extrême, pas de
réacteur extérieur, pas de débit à
régler, réacteur à calcaire incorporer, etc.
l'idée m'est venue, il y a quelques années, de
m'affranchir du facteur limitant que constitue la quantité
de matières organiques présentent dans la partie
basse du sable en dopant le système avec une petite couche
de soufre en billes placées à ce niveau. Ceci permet
de faire fonctionner le système de façon autotrophe
et non plus seulement hétérotrophe en carbone.
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- Ce dispositif que j'ai expérimenté avec
succès est constitué d'une grille de fond
traditionnelle style filtre sous sable mais sans exhausteur (l'eau
ne traverse la couche de sable que par diffusion naturelle entre
les grains de sable comme dans la méthode Jaubert).
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- Le protocole expérimental que j'ai mis en place fin
août 1998 a été le suivant :
- J'ai refait complètement un aquarium de 100 litres qui
tournait depuis plusieurs années et qui avait 6 à 8
cm de sable corallien et des roches vivantes. Il est à
noter que ce bac, bien qu'installé selon les principes de
la méthode Jaubert, voyait son taux de nitrate monter
pendant les périodes de nourrissage.
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- De même vide de tout animal et non nourri pendant des
mois son taux de nitrate ne baissa pas. C'est l'exemple parfait
d'un bac Jaubert peu ou pas éclairé et qui ne
fonctionne pas suffisamment vite, sans doute par manque de
nutriments pour les bactéries anaérobies
présentes dans la couche.
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- J'ai remonté l'ensemble en intercalant entre la grille
de fond et la couche de sable une couche de soufre en billes
d'environ 0,5 cm d'épaisseur placée entre deux
couches de grillage à moustiquaire en plastique.
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- Les 65 à 70 litres d'eau de mer du bac avaient 35 mg/l
de nitrate(NO3-). J'ai réemployé cette eau pour
remplir le bac. Cinq jours plus tard, le bac présentait un
taux de nitrite d'une valeur supérieure à 10 mg/l.
Le sable utilisé étant du sable vivant,
déjà ensemencé en bactéries
aérobies, c'est la première étape de la
transformation anaérobie des nitrates en nitrites qui
était en train de se produire sur le soufre et non la
transformation de l'ammoniaque en nitrite comme traditionnellement
dans un bac nouvellement installé.
- Le dixième jour, le taux de nitrite était de
l'ordre de 1 mg par litre ; la transformation des nitrites en
azote gazeux était donc en cours. Mais dans un
système de ce type, il est logique que la circulation d'eau
se produisant par diffusion naturelle à travers la couche
de sable les évolutions mesurées dans l'eau du bac
soient plus lentes que celles constatées à la sortie
d'un réacteur à soufre où l'on force l'eau
à traverser le filtre.
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- Le onzième jour, il ne restait plus de nitrite et le
taux de nitrate était tombé à 5 mg/l.
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- Le douzième jour, les nitrates n'étaient plus
détectables du tout (inférieur à 1mg/l).
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- Au quatre-vingtième jour le bac est toujours exempt de
nitrate bien qu'il reçoive chaque jour un cube
d'artémias congelées de 1 cm3 environ ce qui est un
apport assez élevé pour 65 litres d'eau. Le
tubastréa auréa présent dans ce bac depuis 2
mois est ouvert pratiquement toute la journée
appréciant le fort courant qui règne dans le bac et
l'apport quotidien de nourriture. Il en est de même des
actinias équina et des deux spécimens de carotalcyon
sagamianum. Le pH est de l'ordre de 7,7 en raison de la
présence de gaz carbonique (un dégazage fait
remonter le pH) mais cela n'a pas l'air de gêner les
invertébrés. Le KH est compris entre 6 et 7. C'est
également celui de l'eau de la Manche qui a servi à
l'origine à remplir ce bac.
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- Cette méthode, très intéressante,
pourrait parfaitement être mise en place dans la
décantation annexe d'un bac existant de la sorte qu'on ne
soit pas obligé de refaire l'ensemble du bac. Le pH
relativement bas va sûrement rebuter certains d'entre vous,
mais il faut savoir qu'avec la méthode Jaubert, le pH et le
KH sont en général nettement plus bas qu'avec la
méthode berlinoise (au moins le matin pour le pH). C'est
sans conséquence notable sur les animaux. Mon bac n'est pas
éclairé (si ce n'est par la lumière de la
pièce) il n'est pas aéré autrement que par un
échange normal à l'interface air-eau, cette
interface étant d'ailleurs peu brassée puisque j'ai
privilégié le courant sur les coraux afin de leur
apporter leur nourriture.
- Dans un aquarium éclairé et brassé en
surface ou disposant de diffuseur, le gaz carbonique dissout sera
mieux éliminé et le pH sera sûrement plus
élevé d'autant qu'il n'est sans doute pas
nécessaire d'avoir du soufre sur toute la surface du bac
tel que je l'ai fait.
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- Je suis persuadé pour ma part que cette présence
de CO2 en quantité dans l'eau n'est pas forcément un
problème mais l'avenir nous le dira. Dès que je
pourrai en acquérir j'ajouterai dans cet aquarium quelques
Dendronephtyas, gorgones, Sphaerella krempfis, éponges
ombrophiles etc.... l'alimentation quant à elle doit
pouvoir être automatisée et donc plus
régulière à l'aide de distributeur
automatique car de simples flocons pour poissons suffisent
à faire ouvrir Tubastréa auréa.
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- Merci de me faire part de vos expériences dans ce
sens.
- A suivre.
- Marc LANGOUET.
- Le 6/11/98
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- NB 1
- Autotrophe :qui ne nécessite pas l'apport d'une
énergie ou de nutriments extérieurs au
système.
- Hétérotrophe : qui le nécessite
-
- NB 2 Vous pouvez faire part de vos commentaires ou des
résultats de vos expériences soit directement
à
- Marc LANGOUET
- La Guimorais
- 35350 St Coulomb
- tél.+fax. 02 99 89 41 69
-
- Soit au contact régional de Récif France en
Bretagne qui transmettra
- Pierre ZMIRO
- 17 rue de la gare
- 49440 Candé
- Tél. 02 41 94 92 10
- Fax 02 41 94 92 11
- E-mail FBZ@wanadoo.fr
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- Questions, Réponses & Infos
divers
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- Q : Le dégazage (échappement de l'azote
produit) est évoqué par Marc dans son article.
N'ayant pas de décantation dans mon bac, je veux placer la
colonne en bas dans le meuble ; elle sera donc complètement
pleine d'eau. J'ajoute que je vais remplir la colonne de soufre et
de Maërl à 50/50%. Je compte rejeter l'eau traiter
à l'air libre au dessus du niveau d'eau du bac, mais est-ce
que cela suffira pour le dégazage ? Puis-je fonctionner
ainsi sans risque tout en étant aussi efficace ?
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- R de Marc : Il n'y a pas de problème à ce
que la colonne soit pleine d'eau; Il faut que la circulation se
fasse de bas en haut dans la colonne soufre /maërl, mais il
faut constater que ce n'est pas une très bonne idée
car le maërl va se réduire en purée avec le
temps et il faudra jeter le tout car cela se colmatera ... Mieux
vaut séparer le soufre et le sable car le soufre peut
être conservé : il ne se détériore pas
.
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- Q : Faut-il ajouter du soufre
régulièrement ?
R de Marc : Il y a une consommation de soufre mais elle
est très faible elle correspond à la
transformation:
- 4NO3 + 3S =2 N2 + 3
SO4
- (cela est plus complexe mais le bilan revient à
cela)
- En réalité je n'ai pas rajouté de soufre
pendant des années ni encore moins changé le
soufre.
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- Q : A quoi sert exactement la prise d'air et est-elle
fondamentale ?
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- R de Marc : La prise d'air n'est là que pour
faciliter l'échappement de l'azote. Si on travaille sur des
taux de nitrate assez élevés.Mais si le taux de
nitrate en entrée du réacteur est faible ce
dégazage d'azote va être faible et je pense qu'il ne
posera pas problème à envoyer cette eau dans un
visio-réacteur mais l'expérience reste à
faire.
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- Q : Quel est le coût du Soufre ?
R de Marc : Le coût du soufre est de l'ordre de 10
à 30 FF/kg
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- Q : J'ai confectionné un réacteur selon
les articles de MARS avec 2 colonnes de 5 litres ; une contenant
des billes de soufre, et l'autre contenant un substrat calcaire
type réacteur à calcaire grosse
granulométrie. En huit jour, les nitrates qui
étaient d'environ 25 mg/l dans mon bac de 400 litres, se
sont retrouvées réduites à Zéro en
sortie de colonne. Depuis, un mois environ après sa mise en
route, le taux de nitrates se situe entre 0 et 5 mg/l dans le bac.
C'est vraiment efficace !!
- Mais comme rien n'est facile en récifal, il existe
d'autres paramètres tout aussi importants, qui peuvent
être, eux aussi, touchés par le réacteur
à soufre. Pour le calcium tout d'abord, j'avais 410 mg/l
environ au départ, et tout
- en continuant comme d'habitude mon apport par de l'eau de
chaux pour l'évaporation (5 litres par semaine environ car
mon bac fermé évapore peu, rappel : éclairage
exclusivement en fluos). J'ai au bout d'un mois 490 mg/l en sortie
de colonne !! C'est génial, dois-je supposer que c'est la
colonne de calcaire qui fait de l'effet ?
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- Par contre, le Ph lui, est depuis le début
inférieur de 0,6 à 0,8 en sortie de colonne par
rapport au bac. Ainsi, il est descendu dans le bac de 8,2 à
7,8 au bout d'un mois (7,05 en sortie de colonne). Que puis-je
faire pour augmenter le Ph proprement sans indisposer les animaux
? Cette baisse de Ph s'arrètera-t'elle un jour ? Ce
problème est-il inhérent au systême de
dénitratation sur soufre et donc que faire pour stabiliser
le Ph au alentour de 8,3 / 8,4 ?
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- R de MARS : Le débit du réacteur n'est
pas indiqué. Peut-être peut-on jouer dessus (à
la hausse ou à la baisse) afin de réduire la dose
d'acide distribué dans l'aquarium, à tester en
mesurant le pH de sortie, comme pour un réacteur à
calcaire. Autre possibilité : Toujours comme dans un
réacteur à calcaire, si le sable de corail est trop
gros, l'eau passe trop vite dedans, avec une surface
d'échange miniumum, ce qui ne permet pas de dissoudre assez
le sable et donc de réduire l'acidité de l'eau. Pour
remèdier à cela, soit augmenter la longueur du
circuit dans le sable de corail, ou plus simplement prendre du
sable de granulomètrie entre 1 et 5 mm.
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- Q : Comment gèrer la production de nitrites lors
du lancement du réacteur ?
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- R de Marc : Il ne faut surtout pas travailler a
débit élevé au début pendant la phase
de démarrage car la réaction est anaérobie
(sans oxygène), et donc si vous travaillez à
débit élevé il n'y aura pas moyen de passer
en anaerobiose et la réaction ne démarrera pas . Au
contraire il faut réduire le débit au plus faible
possible ( de l'ordre d'une goutte à la seconde pour 1 l de
soufre, et ainsi les nitrites produits peuvent être
envoyés dans le bac sans risque: vue leur faible
quantité ils seront transformés par la filtration
aérobie du bac en nitrates. Au bout de 3 à 5 jours
les nitrites vont disparaître de l'eau en sortie et la vous
pourrez augmenter le débit progressivement jusqu'à
atteindre la vitesse de croisière en veillant pendant cette
phase de croissance à ne pas faire
réapparaître les nitrites par un débit trop
rapide .Les nitrates tomberont eux a zéro dès que
les nitrites auront disparu et a condition de ne pas augmenter
trop ni trop vite le débit ; Il n'y a aucun changement
d'eau à faire. La quantité de nitrites lors du
démarrage est liée à la quantité de
nitrates dans l'eau du bac : si les nitrates sont faibles, les
nitrites le seront aussi.
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- Q : Faut-il prendre des précautions
spéciales lorsque l'on arrête un réacteur
à Soufre ?
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- R de C. Soler : Si vous stoppez le dénitrateur
en laissant celui-ci rempli, il est nécessaire de laisser
couler plusieurs fois son volume pour la remise en route
(hydrogène sulfuré), vous verrez ça pu
vraiment. Lorsque l'eau qui sort du réacteur ne sent plus
vous pouvez la laisser couler à nouveau dans le bac.
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- Mise en garde de MARS
:
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- 1- L'utilisation de ce type de
système, après un an d'expérience chez de
nombreux aquariophiles, semble toujours prometteuse, mais
génère quelques effets pervers qu'il nous faut
apprendre à maitriser :
- - baisse du KH
- - surdose importante en calcium (800
mg/l par ex, or tout excès est nocif)
- - difficultés
diverses
- Si la baisse du taux de nitrates est
évidente, reste quelques détails à mettre au
point. MARS espère être en mesure de publier
bientôt la synthèse de diverses expériences
sur le sujet
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