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La biodénitratation autotrophe sur soufre en aquarium
marin
Version du 31/11/00
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- Par Marc LANGOUET
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- 1°) Un biodénitrateur pour quoi faire ?
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- Pour bien comprendre comment cette idée est née il faut se
replacer dans le contexte aquariophile du début des années 1990.
A cette époque tous les aquariophiles français étaient
confrontés au problème de l'augmentation constante du taux de
nitrate dans leurs aquariums. La méthode dite berlinoise n'était
pratiquement pas connue en France puisque AQUARAMA n'en a fait état
qu'en 1991.
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- La solution la plus répandue pour éliminer ces nitrates qui
rendaient assez vite impossible la conservation des invertébrés
que nous commencions à trouver sur le marché, était le
changement d'eau. Il pouvait être réalisé soit par le
changement massif d'une quantité importante d'eau, avec le risque d'une
perturbation importante du milieu, soit par la méthode du goutte à
goutte très à la mode à l'époque et objet de très
nombreuses publications dans les revues aquariophiles du début de cette
décennie. Pour ma part je changeais de 30 à 50% de l'eau de
mes bacs tous les samedis...
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- Ces méthodes présentent toutefois un inconvénient majeur
; elles nécessitent l'utilisation d'une eau dont la concentration en
nitrate soit la plus faible possible, faute de quoi il devient bien entendu
impossible d'obtenir une teneur en nitrate faible dans l'aquarium. Il faut
par ailleurs ajouter qu'à cette époque, l'usage des osmoseurs
était encore très peu répandu dans le monde aquariophile,
et que même aujourd'hui où ils se sont largement répandus
en aquariophilie récifale, il ne faut pas oublier qu'ils n'éliminent
pas tous les nitrates ( quand ils les éliminent !), et que dans certaines
régions la concentration en nitrate de l'eau du robinet étant
élevée, la préparation d'une eau de mer synthétique
à partir d'eau osmosée peut parfois conduire à des taux
de nitrate de l'ordre de 5 à 10 mg par litre (NB Toutes les valeurs
de taux de nitrate de cet article sont exprimées en mg / l de nitrate
NO3 et non en mg/l de N-NO3). De plus la méthode du changement d'eau
consiste à jeter une quantité importante d'eau pour éliminer
essentiellement un seul ion gênant : les nitrates.
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- J'ai donc très vite cherché une méthode beaucoup plus
sélective éliminant directement ces ions gênants et me
suis orienté vers les procédés d'éliminations
biologiques des nitrates par respiration nitrate en milieu pauvre en oxygène
et transformation des nitrates en azote gazeux.
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- À l'époque quelques rares sociétés commercialisaient
des systèmes construits pour réaliser cette biodénitratation
de manière hétérotrophe c'est-à-dire avec apports
réguliers d'une source de carbone organique (en général
du glucose ou un dérivé du glucose) destiné à
nourrir les bactéries hétérotrophes anaérobies.
Ces bactéries puisent l'oxygène nécessaire à leur
respiration et à l'oxydation du carbone organique leur servant d'aliment,
dans l'ion nitrate, qu'elles réduisent à l'état d'azote
gazeux, et permettent ainsi une élimination des nitrates du système
fermé que constitue l'aquarium. Cette technique fonctionne très
bien mais elle présente deux inconvénients majeurs : il convient
pour entretenir la réaction biologique de nourrir très régulièrement
les bactéries, et de calibrer cet apport de carbone de façon
assez précise. En effet, trop peu de carbone conduit à une réaction
partielle et à la production continuelle de nitrites, alors que trop
de carbone conduit à un milieu trop réducteur, qui se traduit
rapidement par une odeur caractéristique d'ufs pourris liée
à la production de sulfures. Cet apport de carbone doit bien sûr
être dimensionné par rapport au débit de l'eau dans le
réacteur et à la concentration en nitrate de l'eau à
traiter, ce qui complique singulièrement le problème. De plus
le système est relativement peu tolérant par rapport au débit,
d'autant plus que pour pratiquer cette respiration nitrate, les bactéries
hétérotrophes en question doivent être maintenues dans
des conditions de teneur en oxygène dissous assez précise qui
font qu'à partir d'un certain débit d'eau il devient difficile,
même par apport important de glucose, de réaliser la réaction.
Enfin le démarrage de la réaction est assez lent puisqu'il faut
compter de l'ordre de quatre à cinq semaines avant d'être en
mesure de produire une eau sans nitrate et que pendant les trois dernières
semaines du processus il y a production continuelle de nitrites.
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- Fin 1990, je me suis donc rapproché du professeur Guy Martin spécialiste
du traitement de l'eau à l'Ecole Nationale Supérieure de Chimie
de Rennes où j'avais terminé mes études d'ingénieur
chimiste en 1978. Il avait lui-même mis en uvre un procédé
de biodénitratation autotrophe sur soufre pour potabiliser de l'eau
douce destinée au réseau d'adduction. Toutefois il ignorait
complètement la possibilité de faire de même en eau de
mer et l'incidence d'un tel procédé sur la faune et la flore
d'un aquarium marin .
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2°) Ma première expérience
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- Après avoir longuement hésité jusqu'en septembre 1991
je me suis enfin décidé à faire l'expérience sur
un bac de 200 litres contenant des poissons marins, des algues supérieures
de type caulerpes et des oursins.
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- Pour ce faire j'ai construit un réacteur sous la forme d'un cylindre
de hauteur 40 cm et de diamètre 7, 5 cm que j'ai rempli de 2 kg de
soufre et dans lequel j'ai dirigé une petite partie du flux sortant
d'un filtre EHEIM. Le débit initial était de 10 gouttes/minute
soit 60 ml/h. Deux jours après la mise en eau du système j'ai
constaté que la teneur en nitrite à la sortie de celui-ci était
très importante de l'ordre de 5 mg par litre de N-NO2 (unité
de mesure du test TETRA, soit 16 mg/l de NO2), ce qui n'a eu aucune incidence
sur l'aquarium lui-même compte tenu du très faible débit
permettant à la petite quantité de nitrites produits d'être
oxydés en nitrates par la filtration aérobie de l'aquarium.
Le troisième jour les nitrites en sortie de réacteur sont retombés
à 0 et j'ai alors pu mesurer la teneur en nitrate de l'eau produite
qui étaient également de 0 ; il est à noter que dans
le bac la teneur de nitrate était de 37 mg par litre environ quand
l'expérience a démarré. Nitrite et nitrate étant
tombés à 0 j'ai alors pu augmenter graduellement le débit,
tout d'abord à 30 gouttes/mn puis l l/h et enfin jusqu'à 10
l/h, sans voir réapparaître ni les nitrites ni les nitrates.
En revanche l'eau sortant du réacteur s'est très vite révélée
très acide pour de l'eau de mer puisque le pH était de l'ordre
de 6 à 6,5. J'ai donc rajouté une hauteur de 10 cm de maerl
en haut de colonne pour tamponner cette eau, ce qui m'a permis de remonté
le pH de façon significative. Toutefois en raison de l'acidité
produite et les nitrates étant très vite redescendus en deçà
dès 10 mg/ l dans le bac, j'ai décidé de réduire
le débit pour éviter de baisser trop le pH de l'eau du bac.
J'ai ensuite travaillé dans une fourchette de débits se situant
entre 1 à 2 litres par heure, que je réglais en écrasant
le tuyau d'entrée du réacteur par une pince de Mohr.
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- Cette expérience s'est poursuivie de nombreux mois sur ce même
bac qui tourne toujours 9 ans après avec le même réacteur,
même si celui-ci a été arrêté quelques semaines
lors d'un déménagement. L'expérience s'étant révélée
positive et sans conséquence négative sur l'ensemble de la faune
et de la flore présente dans l'aquarium testé, j'ai décidé
quelques mois plus tard en 1992 de la mettre en uvre sur un bac de 240
l peuplé de coraux mous et durs à longs polypes, puis ensuite
de coraux à polypes courts que nous commencions à trouver sur
le marché à l'époque. Ce deuxième réacteur
que j'ai construit était en tout point identique au premier à
l'exception de la partie destiné à tamponner le pH de l'eau
de sortie qui était constitué alors d'une deuxième colonne
identique à la première et remplie de maerl de façon
à obtenir en sortie un pH pratiquement identique à celui de
l'eau entrant dans le réacteur à soufre.
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- Différentes expériences ont ensuite été menées
jusqu'à fin 1994 sur des aquariums "domestiques" de teneur
initiale en nitrate variable, et aucune conséquence négative
n'ayant été constatée, mais bien au contraire, le système
s'étant rapidement révélé comme très efficace
pour maintenir un taux de nitrate faible dans un aquarium même très
nourri, j'ai décidé fin 1994 de le faire connaître pour
que chacun puisse l'utiliser.
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- Une première expérimentation pilote a été réalisée
à l'aquarium du Musée des Arts Africains et Océaniens
à Paris. Cette expérience positive a incité Michel HIGNETTE
conservateur de cet aquarium à la mettre en uvre sur l'ensemble
du circuit d'eau de mer de 45 000 L où il a baissé en quelques
semaines le taux de nitrate de 300 mg/l à environ 10 mg/l.
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- Lorsque ensuite en mai 1996 j'ai pris la direction technique et scientifique
de l'aquarium de Saint-Malo, j'ai mis en place rapidement des réacteurs
de diamètre 315 mm et de hauteur 2 m. La seule modification entreprise
alors par rapport aux premières expérimentations a été
l'utilisation de soufre en billes de 3 à 5 mm utilisé en nologie.
En effet les premières expérimentations avaient été
faites sur du soufre en canon cassé au marteau et qui produisait une
granulométrie assez irrégulière conduisant parfois à
des colmatages de la colonne. Quand il s'agissait de remplir une colonne de
150 kg, ce travail devenait fastidieux. Ces billes de soufre permettent le
passage facile de l'eau sans colmatage. La colonne de soufre est suivie de
une voire de deux colonnes de maerl de volume et de géométrie
identique.
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- Un article à été publié en commun en 1996 à
l'occasion du congrès de l'EUAC (Union Européenne des Conservateurs
d'Aquarium) : "Elimination des nitrates par filtration biologique autotrophe
sur soufre en aquariologie marine" par Michel Hignette, Benoit Lamort,
Marc Langouet, Sébastien Leroy et Guy Martin.
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3°) Le biodénitrateur sur le soufre : pour quoi faire aujourd'hui
?
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- Aujourd'hui en aquariologie récifale deux méthodes principales
se sont développées : la méthode dite berlinoise probablement
la plus répandue, en tout cas en Europe, et la méthode Jaubert
qui favorise la réduction des nitrates en azote par processus anaérobie
hétérotrophe dans le bac même, dans une couche de sable
épaisse disposée sur un plénum. Ces deux méthodes
donnent toutes deux d'excellents résultats, toutefois il arrive couramment
au moins de façon ponctuelle que des personnes les utilisant soient
confrontées pour une raison ou pour une autre à une montée
de nitrates au delà du souhaitable ( due par exemple à un sous
écumage, voire un surécumage dans le cas de la méthode
berlinoise) : dans ce cas la biodénitratation autotrophe sur soufre
appliquée de façon ponctuelle ou continue permet de retrouver
un taux de nitrate approprié.
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- Par ailleurs, il ne faut pas oublier que l'aquariophilie récifale
même si elle est très orientée vers les coraux photosynthétiques,
a encore de très nombreux progrès à faire en ce qui concerne
les coraux non photosynthétiques. Ces coraux ont besoin d'être
nourri abondamment et en général peu éclairés
ce qui rend souvent inapplicable les deux méthodes précédentes
sans un complément technique pour traiter spécifiquement le
problème des nitrates.
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- Pour finir il ne faut pas oublier que l'aquariophilie marine ne se réduit
pas à la seule aquariophilie récifale mais que l'on peut être
intéressé par la réalisation de bacs pour les poissons
seuls, ou en tout cas fortement chargés en poissons avec présence
de quelques invertébrés qui en règle générale
supporte eux très mal les teneurs en nitrate élevées.
Enfin je ne voudrais pas oublier non plus ici les heureux possesseurs de grands
bacs de plusieurs milliers de litres et les aquariums publics où la
méthode berlinoise est peu développée en raison des difficultés
qu'elle présente à la mise en uvre sur des grands volumes.
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4°) Biochimie de la dénitratation autotrophe sur soufre.
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- Des bactéries anaérobies facultatives telles que Thiobacillus
denitrificans ont la faculté quand elles sont privées d'oxygène
dissout (milieu hypoxique c'est à dire à faible teneur en oxygène)
de prendre pour respirer les atomes d'oxygène présents dans
l'ion nitrate (ou nitrite d'ailleurs ) et de les transférer sur le
soufre S ou ses dérivés (S- , H2S,...) pour les oxyder en sulfates
; c'est ce que l'on appelle la respiration nitrate. Le soufre sert à
la fois "d'aliment" ( il apporte l'énergie ) et comme il
est non soluble dans l'eau, il est en même temps support de colonisation
pour les bactéries : tout l'intérêt de cette méthode
est que les bactéries disposent en permanence d'une source d'énergie
sans avoir à nourrir le système, ni d'ailleurs à avoir
à ajouter quoi que ce soit. Le soufre est consommé très
lentement mais il faut de très nombreux mois pour s'en rendre compte.
La stchiométrie de la réaction n'a à ma connaissance
jamais été étudiée en eau de mer où la
méthode n'avait pas été expérimentée auparavant,
bien que des travaux très récents semblent montrer que le processus
ait été observé dans le milieu marin.
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- En revanche en eau douce et sur le soufre ou elle a été étudiée,
la stchiométrie suivante a été proposée
:
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- 11 S + 10 NO3- + 4.1 HCO3- + 0.5 CO2 + 1.71 NH4+ + 2.5 H2O ---> 0.92
C5H7NO2 + 11 SO4-- + 5.4 N2 + 9.62 H+
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- Il faut bien noter pour ceux qui ne sont pas familiers de ces réactions
biochimiques et non chimiques, que ce sont des équations approchées
; C5H7NO2 y représente la biomasse. Si la réaction était
la même en eau de mer, la présence du tampon carbonaté
réagirait avec H+ et modifierait certainement la réaction qui
malgré ce pouvoir tampon de l'eau de mer devrait se traduire par une
acidification de l'eau. En réalité, expérimentalement,
l'ensemble des réactions ayant lieu au sein de la colonne de soufre
s'avèrent au global productrices de gaz carbonique et non consommatrices
: en effet le dégazage de l'eau acide produite à ce stade conduit
à un pH sensiblement égal à celui de l'eau de mer avant
réaction.
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- Il est probable d'une part que cette colonne soit le siège d'un ensemble
de réactions, certaines étant aérobies en début
de colonne pour être progressivement remplacées par des réactions
anaérobies au fur et à mesure que l'eau progresse dans la colonne
et qu'elle s'appauvrit en oxygène. Dans la zone anaérobie il
est probable aussi que la flore présente soit composée d'un
ensemble de populations, dont une partie peut d'ailleurs être hétérotrophe
au début de cette zone si il reste encore des matières organiques
à consommer. Seule une analyse des espèces présentes
pourrait le révéler, et ceci au cas par cas car il est vraisemblable
que selon les conditions de fonctionnement du système (taux de nitrate
et de matière organique en entrée, débit
) les populations
en jeu soient variables en nature et proportions.
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5°) La mise en uvre de la méthode de biodénitratation
autotrophe sur soufre
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- a) Le réacteur
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- Pour une eau à traiter dont le taux de nitrate est inférieur
à 50 mg par litre, on peut retenir comme règle générale
que le volume du réacteur à soufre exprimé en litre doit
être égal à environ 1% du volume du bac.
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- Pourquoi exprimer ce dimensionnement en volume et non pas en masse ? Tout
simplement parce que lorsque l'on doit construire un réacteur c'est
bien entendu sa géométrie qui gouverne à la construction
et non pas la masse de soufre. Toutefois on peut indiquer que le soufre en
billes de diamètre moyen 3 à 5 mm a une densité de l'ordre
de 1,15 qui permet d'estimer la quantité de soufre à acheter.
Bien évidemment une autre granulométrie conduira à une
autre densité.
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- À ce sujet je vous déconseille vivement l'utilisation de soufre
en fleur (c'est-à-dire en poudre) compte tenu de sa très grande
propension à se colmater. Dans les premiers centimètres de la
colonne de soufre l'eau commence par se décharger de son oxygène,
en effet les bactéries anaérobies facultatives commencent par
respirer l'oxygène dissout, ce qui est moins consommateur d'énergie
pour elles que la respiration nitrate : comme c'est cette deuxième
respiration qui nous intéresse pour éliminer les nitrates, il
convient donc de réaliser une colonne suffisamment longue pour que
le parcours de l'eau en zone anaérobie soit suffisant.
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- D'autre part une colonne trop large par rapport à sa hauteur facilite
l'instauration de chemins préférentiels de l'eau à travers
le soufre, l'eau ayant bien entendu tendance à utiliser le plus court
chemin pour aller vers la sortie du réacteur. Dans le cas de chemins
préférentiels une partie de la colonne peut être le siège
de réactions parasites liées à l'absence totale d'oxygène.
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- Même si la réaction biologique recherchée est assez
tolérante par rapport à la teneur en oxygène dissout,
il n'en reste pas moins que trop élevée cette teneur n'autorise
pas la respiration nitrate et que trop faible elle permet l'installation d'autres
souches bactériennes que celles recherchées, ce qui peut conduire
à la création de zones très réductrices susceptibles
dans certains cas particuliers de produire des sulfures à odeur caractéristique.
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- Pour éviter cela il suffit que l'ensemble de la colonne de soufre
soit baignée par un débit d'eau homogène et le plus régulier
possible : ceci est obtenu aisément en utilisant une colonne de hauteur
au moins cinq fois supérieure au diamètre, et en faisant circuler
l'eau verticalement de bas en haut. Dans les phases initiales de fonctionnement
d'un réacteur alimenté par une eau assez chargée en nitrate,
la production d'azote gazeux peut dépasser la solubilité de
l'azote dans l'eau. Dans ce cas il y aura dégagement d'azote à
l'intérieur même du réacteur. Ce dégagement compte
tenu des faibles débits d'eau dans ce réacteur et des nombreux
obstacles que constituent les billes de soufre risque de se trouver piégé
à l'intérieur si le flux d'eau ne l'aide pas à sortir.
La meilleure solution est donc d'avoir un flux d'eau vertical de bas en haut
puisque bien entendu la tendance naturelle du gaz est de monter. Un tel réacteur
dimensionné à 1% en soufre du volume du bac sera très
difficile à démarrer, voire impossible à démarrer
si le taux de nitrate de l'eau à traiter est supérieur à
50 mg par litre. Dans ce cas il faudra choisir entre la construction d'un
réacteur de volume plus important (par exemple 2 % en soufre si le
taux de nitrate est compris entre 50 et 100 mg/litre) mais qui ensuite s'avérera
probablement trop grand une fois que l'on sera repassé sous la barre
des 50 mg/l, ou bien il faudra préalablement redescendre le taux de
nitrate en deçà de 50 mg/l par un changement d'eau important.
En effet il est toujours possible de travailler à 100 mg/l avec un
volume de 1%, mais il conviendra alors de réduire considérablement
le débit de passage de l'eau, ce qui rendra impossible, dans un aquarium
où l'on continuera à nourrir et dont à charger en nitrate,
de parvenir à faire baisser le taux de nitrate de façon significative.
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b) Les colonnes de substrat calcaire
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- Pour éviter la production d'une eau trop acide je vous recommande
en sortie de réacteur à soufre de faire passer l'eau dans un
second puis de préférence un troisième réacteur
identique au premier, tant en géométrie, qu'en ce qui concerne
le sens de passage de l'eau, mais rempli de substrat calcaire : le volume
du substrat calcaire qui remplira ces réacteurs sera donc égal
à une ou plutôt à deux fois celui du soufre.
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- Dans toutes les expériences que j'ai conduites personnellement le
substrat calcaire utilisé a été du maerl. Certains ont
depuis utilisé également d'autres substrats : l'essentiel est
d'avoir une granulométrie suffisamment fine pour avoir une surface
d'échange suffisante, sans toutefois atteindre une trop grande finesse
qui sera inévitablement source de colmatage. Il ne faut pas oublier
que l'acidité relativement importante de l'eau produite par le réacteur
à soufre conduira tôt ou tard à la réduction de
ce substrat calcaire en fines particules, puis en bouillie dans laquelle l'eau
ne pourrait plus passer ; pour cette raison ma préférence va
à une granulométrie variant de 1 à 5 millimètres.
Il est bien sûr indispensable d'utiliser comme dans tout réacteur
à calcaire (puisqu'il s'agit bien de cela) un substrat n'entraînant
pas la formation excessive d'ions gênants lors de sa dissolution ; je
pense bien entendu aux phosphates mais aussi aux métaux lourds.
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c) Le débit
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- Pendant la phase initiale de démarrage du processus biologique le
débit doit être réglé le plus bas possible et en
tout état de cause ne doit jamais excéder une goutte par seconde
et par fraction de 2 L de soufre (autrement dit 2 gouttes par seconde reste
acceptable pour un réacteur de 4 L de soufre).
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- Ce point est particulièrement important et semble avoir été
assez mal compris de beaucoup lorsque j'ai commencé à communiquer
sur cette méthode. En effet il y a production rapide de nitrites pendant
la phase de démarrage, c'est-à-dire généralement
dans les trois premiers jours après la mise en circulation de l'eau
dans le système.
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- Si le débit est suffisamment faible tel que préconisé
précédemment, cette petite production de nitrites n'a aucune
incidence sur le bac, mais cette assertion n'est bien sûr plus vraie
si l'on travaille à des débits forts. Par ailleurs dans la phase
initiale d'installation des bactéries anaérobies, il est particulièrement
important de faire en sorte que la plus grande partie du volume du réacteur
à soufre soit en phase la plus possible hypoxique pour que les bactéries
recherchées s'installent au plus vite ; pour cela un débit très
faible est également favorable. Une fois la flore bactérienne
bien établie on constate que l'eau qui sort du réacteur voit
brutalement son taux de nitrites baisser en général en quelques
heures.
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- Si les conditions préconisées ci-dessus sont respectées
cela se produit en général entre le 3e et le 5e jour après
le démarrage, et c'est seulement à ce moment là que l'on
peut augmenter graduellement, en quelques jours, le débit jusqu'à
la vitesse de croisière que l'on peut estimer pour démarrer
à 1 l par heure et par litre de soufre. Si je donne une valeur de débit
pour démarrer et non une valeur définitive c'est tout simplement
que chaque aquarium est différent et que selon le taux de nitrate précis
au départ, l'apport quotidien de nourriture, la propre capacité
du bac à réduire les nitrates en azote, il ne peut être
question de donner une valeur précise au paramètre débit
; en revanche cette valeur indicative de départ suivi de quelques mesures
de taux de nitrate dans les semaines et mois qui suivent permettront en fonction
des paramètres propres au bac de déterminer un débit
de croisière.
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- Il est à noter que si l'on augmente trop vite le débit par
rapport au taux de nitrate et au volume de soufre on peut voir des nitrites
et des nitrates réapparaître en sortie de réacteur suite
à une réaction incomplète. Par contre il est rare de
produire des sulfures (caractérisés par une odeur proche des
ufs pourris) ; ceci ne se produit que dans le cas de débit excessivement
faible dans le réacteur (à la limite de l'arrêt, par exemple
par colmatage) ou dans le cas de chemins préférentiels conduisant
à la non irrigation d'une partie du réacteur et à la
réalisation d'un milieu anoxique (c'est à dire privé
totalement d'oxygène) ; la production de sulfures est sans conséquence
dans la mesure où ils sont toujours liés à un débit
très faible et donc que leur quantité négligeable est
réoxydée en sulfate dans le bac. Leur présence est d'autant
plus rare que Thiobacillus denitrificans en condition anaérobie est
elle-même capable d'oxyder les sulfures en sulfate au même titre
que le soufre. En revanche lors d'un décolmatage on ne laisse pas le
temps aux bactéries de faire cette transformation et des sulfures peuvent
sortir en faible quantité du réacteur.
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- d) Comment régler le débit ?
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- Pour alimenter le réacteur, l'eau peut être prélevée
directement par une pompe à l'intérieur de l'aquarium, ou par
réalisation d'une dérivation sur un circuit eau déjà
existant. Il ne faut pas oublier qu'une telle colonne de soufre suivie de
une, voire deux colonnes de substrat calcaire, représente quand même
une perte de charge non négligeable, surtout après quelques
mois de fonctionnement, car la biomasse peut venir colmater en partie la colonne
de soufre et surtout les colonnes de calcaire où le substrat attaqué
produira de fines particules comme expliqué précédemment
; pour cette raison il est souhaitable que l'alimentation en eau du système
permette de temps en temps, lorsque le débit semble baisser, d'envoyer
pendant quelques instants de l'eau sous pression pour décolmater éventuellement
le système.
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- On peut considérer grosso modo qu'une pompe de débit horaire
égal à 100 fois à 200 fois le volume de soufre doit permettre
cette opération (200 à 400 l/h pour une colonne de 2 litres
de soufre) même si bien entendu ce n'est pas le débit de la pompe
qui compte mais sa faculté à envoyer l'eau sous pression. En
fonctionnement quotidien le faible débit requis peut être obtenu
de préférence en écrasant le tuyau d'entrée du
réacteur avec un dispositif type pince de Mohr (étrier EHEIM
par exemple), au moins pour les petites installations nécessitant de
très faibles débits. Il vaut mieux écraser le tuyau en
entrée qu'en sortie pour faciliter la sortie éventuelle de gaz.
Bien que je n'aie jamais utilisé personnellement cette solution technique,
il me semble que les pompes péristaltiques, bien que plus onéreuses,
permettraient également d'assurer cette fonction.
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- e) La décroissance des nitrates dans le bac
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- Une fois la réaction démarrée le taux de nitrate va
baisser assez vite dans l'aquarium ; toutefois la décroissance ne sera
pas linéaire mais de type exponentiel puisqu'en permanence l'eau exempte
de nitrate issue du réacteur sera remélangée avec l'eau
du bac. D'autre part l'alimentation des animaux continuera à produire
des nitrates qui s'opposeront à la baisse du taux de nitrate dans le
bac. Il est donc très difficile de pouvoir calculer en combien de temps
le bac aura retrouvé un taux de nitrate acceptable ; en général
ceci intervient en quelques semaines à l'issue desquelles il est conseillé
de redescendre le débit du réacteur de façon à
entretenir tout juste le taux de nitrate visé. Il ne faut pas oublier
que le système est producteur de calcium par dissolution du substrat
calcaire et que le fait de laisser fonctionner le réacteur à
des débits assez élevés peut conduire à des taux
de calcium dans le bac très importants au cours du temps : il a parfois
été observé des taux de calcium supérieurs à
deux fois la dose naturelle de l'eau de mer et même si personnellement
je n'ai jamais enregistré de conséquence néfaste de tels
taux, certains ont noté au-dessus de 800 mg par litre de calcium des
précipitations calciques dans l'aquarium (note de MARS : jusqu'à
1300 mg/l). Les bactéries en jeu sont capables de travailler en
présence d'une très faible teneur en nitrate et donc de réduire
le taux de nitrate dans le bac à des valeurs indétectables (inférieures
à 0.5 mg /l ) par les tests utilisés en aquariophilie.
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- f) Les sulfates
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- On a vu que Thiobacillus denitrificans était capable d'oxyder tous
les dérivés du soufre ( S, S-, H2S...) en sulfates. La question
qui se pose donc immédiatement est le devenir de ces sulfates dans
un bac en circuit fermé. Il faut tout d'abord noter que la concentration
en sulfate de l'eau de mer est de 2,65 g par litre (900 mg/litre environ exprimés
en soufre dans les sulfates).
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- Même si la réduction d'un ion nitrate en azote produit 1,1
ions sulfate, il faut donc avoir transformé une quantité importante
de nitrate pour commencer à augmenter de façon très significative
le taux de sulfate dans l'aquarium. De plus, Michel HIGNETTE conservateur
de l'aquarium du Musée des Arts Africains et Océaniens à
Paris a constaté lors d'études récentes que les sulfates
étaient piégés par les colonnes de calcaire destinées
à tamponner l'acidité de l'eau et que le taux de sulfate sur
un bac en fonctionnement dans les conditions préconisées restait
donc pratiquement stable sur une longue période. Le substrat calcaire,
qui petit à petit se réduit en boue par attaque acide, devant
être remplacé après un certain temps d'utilisation (malgré
tout assez long), les sulfates produits se trouvent ainsi éliminés.
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- g) Le KH et le pH
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- Sur un aquarium où le système est utilisé à
un débit faible juste pour éviter la montée des nitrates,
on constate une stabilité du KH et du pH sur des longues périodes
(plusieurs mois voire années) sans changement d'eau. En revanche lorsque
l'on travaille à débit élevé par exemple dans
le but de faire baisser rapidement la teneur en nitrate d'un aquarium où
elle est trop élevée, il est nécessaire de surveiller
le KH et le pH qui peuvent montrer une tendance à la baisse particulièrement
le KH si l'on a sous dimensionné les colonnes de substrat calcaire.
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- La mesure du pH en sortie de colonne calcaire permet bien entendu lorsqu'il
est bas d'anticiper la survenance de la baisse du pH et du KH du bac. Il est
à noter qu'un dégazage énergique par aération
de l'eau sortant du réacteur à soufre permet de faire remonter
son pH au niveau de celui du bac, montrant ainsi que l'acidité de cette
eau est due, en tout cas pour l'essentiel, à la présence de
gaz carbonique dissout.
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- h) L'influence des traitements
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- La réduction des nitrates par cette voie étant liée
à l'activité biochimique de bactéries, il est bien entendu
prudent de ne pas perturber cette activité par l'ajout dans le bac
de substances bactériostatiques ou bactéricides telles qu'antibiotiques.
En cas d'arrêt de la réaction lié à leur emploi,
il est conseillé de réensemencer le réacteur avec une
petite quantité de soufre "neuf" et de reprendre la procédure
de démarrage comme lors de la première fois. En revanche je
n'ai jamais noté de conséquences sur le fonctionnement du réacteur
lié à l'utilisation du sulfate de cuivre.
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- i) L'arrêt du réacteur
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- En cas de besoin, on peut arrêter le réacteur et le remettre
en marche assez aisément à condition de maintenir une population
suffisante de bactéries en vie. La meilleure solution est de vider
le réacteur de son eau et de le fermer pour éviter au soufre
de sécher ; dans ce cas la remise en route s'effectue en général
très rapidement. Pour plus de sécurité il convient toutefois
de surveiller les nitrites en sortie de réacteur et de limiter le débit
s'ils réapparaissent, comme lors du premier démarrage. Si l'on
a maintenu le réacteur en eau, arrêté pendant un délai
assez long, il convient, soit de jeter l'eau contenue dans celui-ci et de
procéder ensuite au redémarrage comme décrit plus haut,
ou bien alors d'envoyer cette eau dans le bac à très faible
débit si l'on ne peut pas faire autrement. En effet l'eau ayant stagné
dans le réacteur en milieu très réducteur risque de contenir
une quantité importante de sulfure.
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6°) L'utilisation en tant que réacteur à calcaire
Plus récemment certains utilisateurs ont souhaité utiliser ce
type de réacteurs à soufre pour leur seule faculté de
produire du CO2 et en faire des réacteurs à calcaire. La dénitratation
autotrophe sur soufre est en effet capable de fonctionner même en présence
de très faibles taux de nitrate non détectable par les méthodes
de mesure disponibles en aquariophilie (typiquement inférieurs à
0.5 mg/l) et avec des taux d'oxygène assez élevés contrairement
à la dénitratation hétérotrophe. On peut donc
à débit assez élevé ( parfois supérieur
à 5 l/h par litre de soufre ) produire une eau acide même une
fois le taux de nitrate du bac indétectable ; cette eau envoyée
sur un substrat calcaire permet très facilement d'obtenir une production
importante de calcium mais plus difficilement semble t'il de faire monter
le KH. Il est d'ailleurs probable que dans ces domaines de réglages
une grande partie de la colonne de soufre travaille en phase aérobie
et que les réactions ne soient plus les mêmes.
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- Cette utilisation peut être intéressante mais je ne l'ai pas
étudiée spécifiquement.
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